Dure la prise de conscience.
Me voila enfin en france.
Avec en poche, un joli mot du client qui, je resume, dit à peu près cela:
Compte tenu des efforts consentis et des résultats obtenus nous considerons la société XXXX eligible pour tout appel d'offre.
En gros pour les néophytes , lorsqu'un gros groupe industriel a un projet à faire réaliser, seules les sociétés sur une courte liste de sociétés de confiance peuvent être consultées.
Si vous faites un faux pas, vous devenez blacklisté, comprennez hors jeu , et ce malheureusement quelque soit les raisons du faux pas.
Dans notre cas,à force de diplomatie, de mettre mon pouce dans mon poing , d'être cependant ferme, droit, et surtout touche à tout, nous avons réussi l'exploit de ré integrer cette liste.
Cela ne fut pas sans heurt.
Mais au final sur un plan humain je progresse, sur un plan professionnel, je deviens mutli fonctions, et cela je ne sais si c'est une avancé.
On gagne certes en réactivité.
Des réglages à faire sur des organes à 6m du sol, cela n'est en rien dans mes attributions mais je sais le faire, alors plutôt que d'attendre 1 journée une personne habilité , autant le faire en 10 min.
Des cablages éléctrique à refaire, encadrer une équipe de soudeurs,faire l'administratif, acheminer les factures, gérer les reclamations de recouvrement, gérer la synchronisation entre la production et les interventions ont été mon lot quotidien.
Mais ne dit on pas aussi: "Touche à tout, bon a rien."
Quelle est pour mon chef l'image de mon travail ?
Ma réelle partie de travail est finie depuis des lustres dirais je, mais quelle est ma valeur si mon role n'est que de remplacer des postes inferieurs (en valeur salariale et non en technicité) au miens.
Je fais part d'une totale absence d'amour propre de mon travail, mais je fais aussi passer la réussite de ma société avant ma propre évolution.
Quand chacun tente de s'élever à son niveau d'incompétance (voir le très bon article & commentaire ici : Laurent ), moi il semble que je m'abaisse.
Toutes ces questions pourraient être si aisément balayées par une remarque de mon chef, mais rien, rien ne vient!
Lorsque je pense à l'absence de ces remarques, notez je ne parle pas de compliment, mon moral s'effondre.
Publicité