Chat Noir
ThalieD l’autre jour me dit :
« T’es le plus malchanceux des automaticiens que je connaisse ».
Bon elle ne l’a pas dis exactement dans ces termes, mais l’idée y était.(Elle avait été plus imagée)
Histoire de vous permettre de vous faire votre propre idée je vais vous narrer ma matinée.
07h00 : Comme prévu, nous sommes arrivés à l’usine frais et dispo, avec un solide petit déjeuner québécois dans le ventre : mousse de saumon, croque monsieur jambon et tomate, mais pas de sandwich au pâté.07h05 : Registre d’entrée signé, direction notre salle de travail, qui sert aussi de vestiaire.
L’odeur n’est pas au sandwich au pâté, mais plutôt celui du munster, vu que nos chaussures de sécurité trônent sous la table.07h08 : Du matériel est tombé en panne cette nuit. Du retard dans la production décale nos interventions à 8h00.
Bon ça veut dire que l’on va devoir booster un max pour finir à l’heure, parce que dans le monde industriel, si on décale le début d’une intervention, on ne décale rarement voire jamais la fin.
08h00 : On débute gaiement l’intervention.
Ca commence mal, on n’a pas tout le matos.
08h10 : On n’a pas payé la facture à HydroQuebec (EDF local ?). Y a plus de courant!
Nous voila dans le noir le plus complet.
Bizarrement c’est maintenant que je m’aperçois qu’il n’y a aucune lumière de secours dans le couloir et bien entendu aucune fenêtre sur le monde extérieur.
Nous sommes vraiment dans le noir.08h15 : Nos yeux sont maintenant habitués au manque de lumière et voici la sécurité qui vient vers nous.
Ils nous aident en pointant le faisceau de leurs torches dansnos gueulesnotre direction.
Ils nous demandent de rallier le point de rassemblement, qui est : La cantine.08h20 : Arrivé à la cantine, je m’aperçois que je vais pas mourir de faim, les distributeurs sont pleins de
bonnes chosescochonneries.
Merde, j’ai promis de plus en prendre.09h10 : Comme le courant n’est toujours pas revenu, nous prenons la décision de renter au gîte, histoire de boire un verre de jus, de discuter avec des gens sympas.
Si si y en a au canada,bon sont pas nombreux mais y en a.
10h30 : Coup de fil de l’usine. Le courant est revenu.
10h40 : Nous sommes à nouveau à l’usine, et une bonne nouvelle nous attend.
Vu la panne de cette nuit, la panne de courant de ce matin, les pertes matières, les pertes de temps de production, il ne nous est plus autorisé de faire nos interventions.
10h50 : Bonne nouvelle.
Nous pourrions intervenir , 1h par ci , 1h par là tout au long des 2 semaines prochaines ?!
Hein ! Maistu te fous pas un peu de ma gueule, êtes vous sérieux ?11h30 : Cela fait 40 minutes que l’on tourne et retourne nos solutions pour trouver une issue positive à
cette merde de chantiermagnifique projet.
Soit nous repartons cette semaine pour revenir une fois les interventions mécaniques révolues.
Soit nous repartons et faisons sous traiter les parties restantes.
Soit nous repartons dans 2 semaines.
Euh, et si finalement nous partions manger proposais-je ?!
11h50 : Bonne nouvelle.
Les pizzas sont toujours aussi bonnes chez pizzedelic, mais Amélie Boudin n’y bosse plus le week end.
Dommage, on riait biend’elleavec elle.
12h50 : Retour à l’usine.
Je prends la décision de passer le temps en écrivant ce billet.
J’ai bien entendu laissé des tonnes de message à mon boss, mais il esten vacances en Tunisietrès occupé.
On verra bien d’ici ce soir !
Alors Chanceux pas chanceux ????
David, désespéré..