Deprime Land.
Travailler le week end !
Y a rien de plus déprimant.
Arriver dans des locaux éclairés par de sporadiques "Exit" lumineux,entendre le léger souffle des climatiseurs, le petit vrombissement du moteur de la machine à café,
voir tous ces bureaux open space désertés, me narguant de leurs portrait de famille disposés en évidence à coté du téléphone muet et semblant me dire "Tu vois, MOI je suis avec EUX et toi, pauvre pomme, tu bosses !".
Cet assourdissant silence me tue.
Quand je pense que ce n'est que mon lot quotidien ! Bosser.
Sept jours sur Sept, 10 à 14 heures par jour en rythme normal, 16 à 20 en rythme soutenu.
Pour quoi ? Pour un salaire pouvant faire saliver un smicard, qui lui peut regarder grandir ses enfants et qui ne réalise peut être pas la richesse qu'il possède!?
Je commence à me demander si le nombre de 0 en bas de ma feuille de paie annuelle, peut justifier tous ces(mes?) efforts.
J'entends déjà les "Oui mais tu voyages!".
Ah pour voyager, on voyage. On connaît bien les halls et lounge d'aéroports , les hotels. Mais voyager c'est découvrir des personnes, des coutumes, des paysages, de l'architecture et pour cà il faut du temps.
Et du temps, je n'en ai pas.
Et que dire des mes voyages entre la maison et le bureau, qui me bouffent 4heures quotidiennement, dans cette jungle urbaine qu'est le périphérique parisien.
Avec ces autochtones, ces étrangers qui peuplent les logements voisins du miens .
Qui sont ils, ont-ils un boulot aussi passionnant que le mien pour vivre dans ces jolis logements dortoirs, désertés durant la journée.
Ont-ils de la conversation autre que « Bonjour », « Tenez moi la porte », « Fait froid aujourdhui ».
Mais essayer de discuter avec eux pourrait être perçu comme une attaque à leurs train-train quotidien, cela pourrait peut-être même engendrer des doutes sur ma santé mentale, « cest qui ce dingue qui vient me parler ».
Alors je le rends leurs banalités, « Bonjour », « Voila , passez », « Y a plus de climat ma bonne dame ».
Pourquoi ne pas tout plaquer, repartir "aux sources", garder des chèvres , écouter l'herbe pousser,observer la vie trépidante des fourmis en goguette!
Abandonner toutes notions de "capitalisation", de valeur ,de "Geek attitude" et ne conserver que les principales richesses : La famille et le temps.
J'aimerais tellement. Mais je ne vois pas comment le faire, je ne vois pas où le faire......
Pourtant, il le faudra, avant qu'il ne soit trop tard.